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L'éco-construction

L’éco construction, qu’est ce que c’est ?

Le terme d'éco-construction regroupe un ensemble de pratiques qui visent à minimiser les impacts négatifs d'un bâtiment sur l'environnement.

Un bâtiment peut avoir un impact sur l'environnement : lors de sa construction, pendant son utilisation, lors de sa destruction.

Construction

Pour réduire ces impacts lors de sa construction, l'éco-constructeur va privilégier l'emploi des "éco-matériaux". Un éco-matériau est un produit dont l’extraction, la transformation, l’acheminement, l'utilisation et le recyclage ont un impact négatif faible voire nul sur l’environnement.

Pour ces matériaux, la notion de développement durable dans ces aspects économiques et sociaux entre également en ligne de compte. Ainsi, on aura à cœur de vérifier que le bois utilisé, à défaut d'avoir une provenance locale, provient de forêts gérées durablement.

L'éco-matériau doit également être un matériau sain. Il ne doit être nocif ni pour l'intervenant qui le pose ni pour l'occupant du bâtiment.

Quelques exemples d'éco-matériaux actuellement utilisées : bois, lin, chanvre, laine animale, coton, cellulose, paille, terre, pierre...

Le côté « à l’ancienne » de ces matériaux ne doit pas faire oublier qu’ils font l’objet d’études et de recherches dans le monde entier notamment en raison de leur performance en terme d'économies d'énergies ou de leurs qualités intrinsèques (on ajoute ainsi des fibres de lin dans du béton pour renforcer sa structure, ce qui permet au passage de le recycler).

Utilisation

Pendant la durée de vie du bâtiment, la consommation de l'énergie nécessaire pour assurer un certain confort aux occupants doit être optimisée aussi bien en terme de quantité qu'en terme d'impact environnemental.

Module solaire à la Réunion (photo de M. MASTILLI)

L'amélioration de la performance énergétique des bâtiments est donc primordiale et passe par une conception prenant en compte l'environnement immédiat du bâtiment (orientation par rapport aux points cardinaux, utilisation des ressources en eau à proximité immédiate et recours à la phyto-épuration...) et la mise en œuvre de nouvelles techniques d'isolation (isolation thermique par l'extérieur, isolation répartie, utilisation de rupteurs de ponts thermiques...) diminuant la déperdition de chaleur et le recours à la climatisation. C'est l’objectif des différentes Réglementation Thermique et des labels type Bâtiment Basse Consommation (BBC), Haute Performance Énergétique (HPE)....

En terme d'impact environnemental, l'énergie consommée est issue d'énergies renouvelables à l'échelle de l'homme (la biomasse) ou dont l'épuisement dépasse largement l'échelle de l'humanité (le solaire, l'éolien, la géothermie, l'hydraulique) et dont l'utilisation est réputée moins nocive que les énergies fossiles.

Dé-construction

En ce qui concerne la fin de vie d'un bâtiment, les professionnels ont du plus en plus recours à la dé-construction (au lieu de la démolition) qui permet par un tri au fur et à mesure de récupérer davantage de matériaux et de les recycler au mieux. Le traitement des déchets de chantier en général fait également partie des préoccupation d'une démarche responsable.

Quel enjeu pour les professionnels ?

Face à la baisse d'activité de ces derniers mois, le marché de l'éco-construction amène le secteur du bâtiment à opérer une véritable mutation avec l'émergence :

  • d'une nouvelle règlementation issue notamment du Grenelle de l'environnement,
  • de nouvelles normes nécessaires à la professionnalisation des pratiques,
  • de nouveaux matériaux répondant de mieux en mieux à ces obligations,
  • de signes de reconnaissance dont la multiplication entraîne un risque de confusion aussi bien pour le professionnel que pour le client,
  • d'une demande croissante des clients vers des bâtiments plus propres et plus économes en énergie.

L'enjeu pour les entreprises est donc de disposer d’informations ciblées et pertinentes leur permettant :

  • d’anticiper les évolutions majeures dans ce domaine (règlementations, normes, certifications, formations, diagnostics...)
  • d’assurer leur développement sur ce nouveau marché (appels d'offres, incitations financières, nouveaux produits, nouvelles techniques)
  • d’engager ou de suivre des projets innovants sur ce thème (brevets).